Plus de 150 personnes se sont regroupées à la place Jacques Cartier dans le Vieux-Montréal le 30 janvier dernier, afin de signaler au gouvernement l’urgence d’agir dans le milieu de la construction. Parmi ces manifestants se retrouvaient des étudiants du Cégep du Vieux-Montréal ayant formé un groupe anti-corruption et plusieurs représentants des partis politiques de l’opposition. C’est ainsi que des élus du parti québécois, de l’action démocratique du Québec, de Québec Solidaire, de Projet Montréal et Vision Montréal ont pris part à la manifestation qui s’est dirigée jusqu’aux bureaux du premier ministre au centre-ville.
L’un des organisateurs et étudiant au Cégep du Vieux-Montréal, Xavier Daffe-Bordeleau, s’est prononcé publiquement sur le fait qu’une enquête policière pourrait faire la lumière sur le fonctionnement du système d’octroi des contrats qui relèvent du secteur privé. Les allégations de corruption et de collusion qui pèsent sur l’industrie de la construction ont aussi fait réagir le député péquiste Bernard St-Arnaud : «M. Charest, de quoi avez-vous peur? De la vérité? Qui voulez-vous protéger? […] Je veux dire à M. Charest et son gouvernement que nous n’allons pas lâcher prise.»
Du côté de l’ADQ, la député Sylvie Roy a tenu à s’exprimer en fonction des réinvestissement majeur dans les infrastructures pour palier à la conjoncture économique actuelle. Mme Roy a mentionné que les routes du Québec coûtent 38% plus cher que la moyenne canadienne et qu’il faudrait aller au fond du problème. Quant à Amir Khadir, député de Québec Solidaire, même si la pétition est une initiative du PQ, la partisannerie devrait être mise de côté. M. Khadir exige aussi une enquête publique élargie à la question des contrats publics octroyés en partenariat public-privé (PPP).
Sources : La Presse Canadienne et Cyberpresse |