Un rapport élaboré et présenté cet été par la Commission de la construction du Québec (CCQ) constate une présence de plus en plus marquante des femmes dans l’industrie. Certaines données démontrent que le nombre de femmes qui ont intégré l’industrie a presque triplé depuis 12 ans. De 1997 à 2008, 3 357 femmes ont opté pour une carrière dans l’industrie de la construction, sur un total de 133 964 travailleurs. La part des femmes présentes au cours de ces années dans l’industrie représente donc 2,5%. En 1997, le rapport a relevé que les entrées de main d’oeuvre ne réunissaient que 1,1% de femmes, alors que ce taux a grimpé 2,4% de femmes pour l’année 2008. C’est en 2006 que le nombre de femmes ayant intégré le domaine a été le plus haut, atteignant les 3,1%.
Néanmoins, la proportion de femmes actives sur le marché en 2008 est faible, se chiffrant à 1,2%. Ces 1 727 femmes considérées comme étant actives dans le milieu ont cummulé en moyenne quatre années d’expérience et elles sont demeurées apprenties dans 66% des cas.
Plus scolarisées, moins encrées
L’étude de la CCQ indique que les femmes qui ont su décrocher un emploi dans le domaine de la construction sont diplômées dans une proportion de 40%, tandis que 38% de l’ensemble de la main d’oeuvre détient un diplôme. Cependant, 73% des entrées de femmes démarrent leur parcours professionnel à titre d’apprenti et seulement 3% parviennent à entrer comme “compagnon”, comparativement à 10% pour l’ensemble des travailleurs.
Le taux d’abandon qui est ressorti de l’étude nous apprend que près du deux tiers des femmes qui ont intégré le domaine sont parties après cinq ans. Presque deux fois plus de femmes quittent leur emploi que les hommes. L’écart est plus considérable chez les femmes diplômées, avec un taux de 48% d’abandon contre 23% chez les hommes. D’ailleurs, le rapport a estimé que si les femmes qui étaient entrées dans le domaine avaient abandonné leur emploi à la même cadence que les hommes, elles seraient 2 200 au lieu de 1 727 femmes à travailler dans l’industrie de la construction.
Les métiers convoités
Les occupations privilégiées par les femmes demeurent à 30% le poste de magasinier ou commis et à 6% préposée à l’arpentage. Elles sont relativement peu présentes dans la main d’oeuvre de lignes, quoique les métiers de peintre, de calorifugeur, de plâtrier et de poseur sont occupés à un peu plus de 5% par des femmes. Les métiers qui se retrouvent peu sollicités par celles-ci sont les postes de couvreurs, de frigoriste et de mécanicien en protection-incendie.
Malgré que l’étude se soit consacrée aux femmes occupant les métiers qui se déroulent sur les chantiers, il est mentionné que 90% des femmes qui évoluent dans l’industrie ont une profession reliée à l’administration de l’entreprise.
Source:
www.ccq.org Site officiel de la commission de la construction au Québec |