En réaction aux accusations de corruptions impliquant l’industrie de la construction et le gouvernement, Québec a décidé de resserrer le processus d’appels d’offres des contrats des organismes publics. Une politique a été adoptée par le Conseil du trésor le 20 octobre, visant à contrer toute forme de collusion et de malversation. C’est dans cette lignée que les entreprises désirant soumissionner pour un projet devront respecter des lignes de conduite, au risque de se voir résilier leur contrat. De plus, les ministères interviendront pour refuser des soumissions si les prix semblent trop élevés, disproportionnés ou ne reflètent pas un juste prix.
La nouvelle politique recommande d’abord à ce que tous les organismes concernés doivent «s’assurer que les entreprises avec lesquelles il contracte font preuve d’honnêteté et d’intégrité». Les lignes directrices émises par le gouvernement devront se retrouver sous la forme de clauses à inscrire dans les contrats. La présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, devrait annoncer ces nouvelles mesures au quotidien Le Devoir au courant de la semaine du 2 novembre.
Opération Marteau
Le gouvernement Charest a lancé, le 22 octobre dernier, l’escouade policière “Marteau” pour enquêter sur le milieu de la construction et repérer la véracité dans les allégations de collusion et les liens probables avec le crime organisé. L’opération comprend 60 personnes, dont sept nouveaux procureurs de la Couronne et deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui détiennent une expertise en matière de crime organisé.
Toutefois, un sondage léger marketing mené pour le Journal de Montréal et le réseau TVA démontre que 76% des Québécois désirent que le gouvernement procède à une enquête publique sur les allégations de corruption, de truquage d’appel d’offres ou de financement illicite concernant les municipalités.
Sources: ledevoir.com et radio-canada.ca |